Auto-Porn Box / Cie à contre poil du sens / hth / vendredi 22 mai 19h • samedi 23 mai 17h

série de 6 auto-portraits sexuels avec :
Matthieu Hocquemiller, Marianne Chargois, Kay Garnellen, Mathieu Jedrazac, Camille Mutel et Ludovic Lézin.
Parcours 1 : Matthieu Hocquemiller, Kay Garnellen, Marianne Chargois : 40min. Grand Plateau (Lointain) et Salle de Répétitions 
Parcours 2 : Ludovic Lézin et Mathieu Jedrazac : 40 min. Petit Théâtre 
Sur inscription : Auto Porn-Box de Camille Mutel : 1min30s. Bureau 
Le Vendredi 22 mai à 19H et le Samedi 23 mai à 17H • 10€

ACCES BILLETTERIE


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Parcours 1

Matthieu Hocquemiller : Sur le principe du « peep show » ou du strip-tease, cette auto-porn box dévoile un univers d’auto-érotisme et de fantasme à partir d’un dispositif « vidéo-stroboscopique » et d’hologramme. Un travail explicite, visuel et  élégant autour de l’intime, de l’imaginaire et de l’ambiguité de genre. Durée 06 min.

Kay Garnellen : réalise une performance sous forme d’auto-portrait documentaire à partir de sa  transition de genre (Female to Male). Méticuleusement il a gardé la collection de toutes les boites de Testostérone et de seringues ainsi qu’un montage de vidéos et photos des années de transition et de travail dans la performance « queer ». A partir de cette matière très personnelle, Kay réalise une performance généreuse et très touchante. Durée 16 min.

Marianne Chargois : A partir d’un montage « audio » de séances réalisées avec ses clients, et de documents écrits, Marianne expose la fabrique de son métier de Dominatrice.
Le concret des pratiques et les détails d’élaboration nécessaires à la réalisation des fantasmes commandés y sont déployés sans pudeur : En résulte un dispositif performatif obscène et troublant, un « document » rare et précieux entre installation sonore et performance physique, un voyage immersif au service d’un autre regard sur le fantasme et le travail sexuel. 
Durée 16 min.

Parcours 2

Mathieu Jedrazac : Pour toutes ces fêtes où il n’a pas été invité à danser des slows, pour toutes ces fois où il a dû transposer son amour, sa mélodie, sa voix, son désir sexuel et vivre par procuration sa vie, mathieu jedrazak porpose ici une auto porn box pathétique où ses propres compositions pop porn se mêleront au karaoké de youtube, et à la musique dite classique. Il vous invite à célébrer avec lui cette fête à laquelle il n’a jamais encore été invité, terminée ou alors pas encore toute à fait commencée, un hymne à l’adolescence déjà passée, et à l’esprit « Camp ». Une performance extravagante, transgressive et permissive qui dessine un portrait puissant, d’une grande sincérité. Durée : 20min.

Ludovic Lézin : s’interroge sur le corps et le travail, le travail sexuel comme le travail du danseur dans un portrait kaléidoscope en « touches » usant de la performance et de l’image  sur une boucle sonore hypnotique.  Entre homo-érotisme et informations directement « documentaires » sur le SM gay ou l’escorting, il propose ainsi un « pas de côté» , une interrogation sur la violence de la norme et  un processus de réappropriation de son corps et de sa sexualité par la dissidence. Durée 20min.

Camille Mutel : Propose une rencontre brève et déstabilisante sous forme d’un geste performatif radical dans un dispositif singulier de 1 minute 30 s. pour 1 spectacteur(trice). Une performance qui interroge les constructions binaires intime/public, interne/externe etc. Durée : 1min30s. 

BIOgraphies :
Matthieu Hocquemiller : Après une formation professionnelle aux arts du cirque (Centre des Arts du Cirque-Montpellier) puis en danses, Matthieu Hocquemiller a travaillé comme interprète, danseur et acrobate, pour de nombreuses compagnies contemporaines : en 2004 il est lauréat des Talents Danse ADAMI. Il crée la Compagnie à contre poil du sens à Montpellier en 2005 et se consacre alors à la chorégraphie en créant, notamment, «Bonnes nouvelles», «Jusque là c’est nous» (en co-production avec le Festival Montpellier Danse) et la «Post disaster dance». Conjointement il a suivi une formation universitaire (master en sciences humaines) et poursuit actuellement un mémoire de recherche à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) dans le cadre du département «Genre Politique et Sexualité». Il se passionne également pour l’image, se forme à la vidéo et aux outils numériques (Ecole des Gobelins, Paris). En 2014 il crée la pièce (nou) au Festival Montpellier Danse 2014.
Marianne Chargois : La personnalité professionnelle de Marianne Chargois se particularise par un mélange de compétences conventionnelles et autodidactes. Celles-ci pourraient se regrouper sous deux grandes catégories: celle du travail scénique et celle du travail sexuel.Croisant parcours artistique institutionnel et performances sexuelles confidentielles, Marianne travaille sur les scènes de danse contemporaine, de façon suivie ou ponctuelle avec différents chorégraphes français (Gaëlle Bourges, Philippe Decouflé, Michel Schweizer, Eric Arnal Burtschy, François Chaignaud et Cécilia Bengolea, Matthieu Hocquemiller) ; Par ailleurs, elle danse en théâtre érotique, escroque en peep-show, exerce comme Maîtresse BDSM ; et développe divers projets théoriques, pratiques et artistiques sur les questions sexuelles. Elle est l’auteure de « Le Petit Théâtre Masturbatoire » paru en 2012 aux éditions Humus.

KAy Garnellen :
est un artiste et activiste trans qui questionne les thèmes du genre et de la sexualité depuis 2009. On peut le voir sur scène lors de performances live, dans des films pornos tels que Fucking Different XXY pour lequel il réalisa son premier film ou dans des créations telles que (nou) de Matthieu Hoquemiller. Egalement travailleur du sexe il partage ses diverses expériences lors de workshops ou de lectures de textes qu’il a écrit.
Camille Mutel : danseuse et chorégraphe, elle s’est formée à la danse auprès de Masaki Iwana et Hervé Diasnas. Elle crée en 2004 la compagnie Li(luo) dans laquelle elle aborde le thème récurrent de la nudité. Elle est notamment interprète pour C. Manolescu, M. Hocquemiller, Su-en, Z. Terayama.
Mathieu Jedrazak : (Lille, 06/01/1985, capricorne ascendant taureau). Etudiant-chômeur, vendeur chez H&M, secrétaire, standardiste, figurant, ouvreur, modèle vivant, bénévole, baby-sitter, détenteur du R.S.A. de 2010 à 2012, altiste, contre-ténor, comédien, performeuse, fluffer-stagiaire, double glotte, metteur en chorégraphie, coach vocal, directrice de festival, Mathieu Jedrazak sait tout faire. Il animera vos soirées creuses selon dispo au +33(0)7 82 86 26 45 pas après 22h, merci !
Ludovic Lézin : se forme à la danse de 1988 à 2004, au C.N.R de Bordeaux, puis à E.P.S.E danse à Montpellier, il achèvera sa formation au C.N.S.M.D de Lyon. De 2004 à ce jour il est danseur interprète pour différentes compagnies telles que Angelin Preljocaj, Gianni Joseph, Cyril Viallon, Allias et Matthieu Hocquemiller avec qui il collabore depuis 2007. Souhaitant approfondir son rapport à la danse, ainsi que ses formes de représentations, il développe aujourd’hui des projets performatifs questionnant le corps en lien à son environnement, physique, social ou intime. 
 
Cervical show and tell (adaptation de Public Cervix Anoucement de Annie Sprinkle) / par sadie lune
Samedi 24 mai – 16h00 / grande salle du HTH

Interprétation : Sadie Lune • Entrée libre


Activiste, réalisatrice, porn star et artiste, Annie Sprinkle a été, dès les années 80, une pionnière. Marraine du post-porn, elle reste la personnalité la plus connue et représentative du féminisme pro-sexe. « Public Cervix Announcement » est sa performance la plus célèbre, elle a été présentée depuis sa création, il y a plus de vingt ans, dans le monde entier que ce soit dans les festivals les plus « underground » du féminisme radical ou dans les lieux les plus reconnus de l’art contemporain.
Dans cette performance restée emblématique,  les spectateurs sont invités, un par un, à contempler avec une lampe de poche son col de l’utérus, « l’entrée même de la vie ».

 


sadie lune :
Sadie Lune, artiste performeuse porno queer a eu la bénédiction de Sprinkle pour perpétuer la performance en en proposant une version personnelle, The Cervix Show and Tell.

Lune montre et parle de son col de l’utérus aux Usa et en Europe depuis près de 15 ans.
En clotûre de la conférence de Wendy Delorme autour du porno féministe, elle invitera le public à jeter un regard très intime à l’intérieur d’elle pour avoir une idée de ce à quoi ressemble l’intérieur d’un vagin et d’un col de l’utérus, pendant qu’elle explique pourquoi la contemplation du col de l’utérus est si puissante tout en répondant aux questions du public, quelles qu’elles soient.
(En anglais, traduit simultanément en français par Wendy Delorme.)
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Sexus 3 [Part I: Zhora] / de quiméra rosa /Dimanche 24 mai à 19H00 / Hall du HtH. 

Durée : 40 minutes • Interprétation : Quiméra Rosa • Entrée libre


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| Cyborg post-porn | BDSM body noise | Gender hacking |

Dans un mélange de surréalisme cyberpunk et de pratiques sexuelles non-conventionnelles, les personnages de cette performance transforment leurs corps en instruments sexo-sonores par le biais de prothèses électroniques connectées à leur chair avec des techniques BDSM. L’ensemble du son de cette pièce est généré en direct par le contact entre les corps.
Quimera Rosa, condense dans cette œuvre ses sept années d’expérimentations électro-chimiques. Vous soumettrez-vous à leur test d’empathie ?


Quimera Rosa (Chimère Rose) est un laboratoire de recherche et d’expérimentation sur les identités, les corps et la technologie dont le travail a été présenté dans la rue, dans des centres d’art contemporain, bars, universités, salles de concerts, musées, squats et festivals.
Depuis une perspective transféministe et post-identitaire, QR fait du corps une plate-forme d’intervention publique, afin de générer des ruptures dans la frontière entre le public et le privé. Elles conçoivent la sexualité comme une création artistique et technologique et expérimentent avec des identités hybrides qui déconstruisent les frontières entre naturel/artificiel, normal/anormal, homme/femme, humain/machine, hétéro/homo, art/vie, humain/animal, réalité/fiction…La majeure partie de leur travail se fait de manière collaborative et ce, toujours, libre de brevets et de codes propriétaires.

http://quimerarosa.net/